Le PAM sort de son silence. Dans un communiqué consacré aux accusations visant Mohamed Mehdi Bensaid, membre de sa direction collégiale et ministre sortant de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, le parti rejette les informations faisant état d’irrégularités présumées dans l’attribution de marchés publics relevant de son département.
Au cœur de la polémique figure notamment l’affirmation selon laquelle l’épouse de Bensaid aurait bénéficié d’un marché d’impression auprès du ministère. Le PAM la dément catégoriquement et assure qu’aucun document ni élément factuel ne vient, selon lui, étayer cette accusation.
Le parti estime que la diffusion de telles affirmations, présentées comme établies, porte atteinte à la réputation du responsable politique et de sa famille. Il accuse certains auteurs de franchir la frontière entre le droit à l’information, qu’il dit respecter, et des pratiques qu’il qualifie de diffamation, de pression ou encore de chantage.
Cette position constitue toutefois celle du PAM. À ce stade, le communiqué ne fait état d’aucune décision judiciaire établissant l’existence ou l’absence d’irrégularités liées aux marchés concernés.
Le parti insiste surtout sur le fait que les marchés publics relèvent du fonctionnement courant des administrations et ne peuvent, selon lui, être assimilés par principe à un avantage personnel accordé à un ministre.
Dans son argumentaire, le PAM rappelle que les départements gouvernementaux doivent régulièrement recourir à des prestataires privés pour organiser leurs activités. Événements culturels, programmes destinés à la jeunesse, manifestations sportives, production, logistique ou encore équipements nécessitent des commandes et des contrats avec des entreprises spécialisées.
Ces opérations sont, souligne le parti, encadrées par les règles de la commande publique, avec des appels d’offres, des procédures de mise en concurrence, l’ouverture des plis et différents mécanismes de contrôle.
Le PAM insiste également sur la continuité administrative. Les marchés publics existaient avant l’arrivée de Mehdi Bensaid à la tête du ministère et continueront après son départ, affirme-t-il. Leur existence ne saurait donc, à elle seule, être interprétée comme le signe d’un enrichissement personnel ou d’une intervention directe du ministre dans leur attribution.
Le communiqué revient également sur plusieurs controverses ayant déjà visé Bensaid ces dernières années. Le parti cite notamment des accusations relatives à un supposé soutien public à un projet de voitures marocaines, affirmations qu’il assure avoir déjà démenties.
Pour le PAM, la réapparition de dossiers déjà contestés traduit une volonté répétée d’associer le nom de son responsable aux marchés publics. Il s’interroge dès lors sur les motivations de ceux qui relaient ces accusations, sans toutefois apporter de nouvel élément permettant d’établir l’origine de la campagne qu’il dénonce.
Face aux soupçons soulevés, le PAM rappelle que la gestion des deniers publics est soumise à plusieurs niveaux de contrôle. Il cite notamment la Cour des comptes ainsi que les autres institutions et autorités compétentes en matière de vérification des marchés publics.
Le parti invite ainsi toute personne disposant d’éléments probants sur d’éventuelles irrégularités à saisir ces instances ou la justice. Pour lui, les accusations portant sur une éventuelle infraction doivent reposer sur des preuves et être examinées dans le cadre des procédures légales prévues à cet effet.
Le PAM durcit enfin le ton et se réserve le droit d’engager des actions en justice contre toute personne dont l’implication serait établie dans la diffusion d’informations qu’il considère comme fausses ou dans des pratiques de diffamation et de chantage.
Le parti prend toutefois soin de distinguer cette éventuelle démarche judiciaire de la liberté de la presse et du droit à la critique. Il affirme ne pas remettre en cause le travail d’investigation, le droit d’interroger la gestion publique ou l’exigence de reddition des comptes.


